Nouvelle Mine d'Or : Un Gisement Prometteur Découvert

Mali : les revenus aurifères du canadien B2Gold en hausse de 188 % à mars 2026

(Agence Ecofin) - Après une hausse de 35 % en 2025, B2Gold anticipe un recul de sa production d’or au Mali cette année. Malgré cette perspective moins favorable sur le plan opérationnel, le groupe continue toutefois de profiter de la vigueur des cours de l’or pour valoriser les onces produites à sa mine Fekola.

Au Mali, les revenus de la compagnie minière canadienne B2Gold ont atteint 734,8 millions USD au premier trimestre 2026, contre 254,6 millions USD un an plus tôt, soit une hausse de 188 %. Cette forte progression s’explique à la fois par l’augmentation des volumes d’or commercialisés et par la hausse du prix moyen réalisé sur les ventes issues de Fekola, sa mine opérée dans le pays ouest-africain.

Dans le détail, B2Gold indique avoir vendu 152 356 onces d’or sur la période, contre 87 808 onces en 2025, pour un prix moyen de 4 823 USD l’once, contre 2 900 USD auparavant. Cette dynamique intervient dans un contexte de hausse de la production à Fekola, tandis que les cours mondiaux de l’or continuent d’évoluer à des niveaux élevés, après avoir enregistré une progression de plus de 60 % sur l’exercice précédent.

Pour B2Gold, ces résultats se reflètent également à l’échelle de l’ensemble de son portefeuille, avec des revenus globaux atteignant 1,15 milliard USD, contre 532 millions USD un an plus tôt. Si Fekola constitue son principal actif aurifère, la production de la société s’appuie également sur des mines en Namibie, au Canada et aux Philippines. Dans un contexte où des institutions comme JP Morgan et UBS anticipent une poursuite de la hausse des prix de l’or à des niveaux encore inédits d’ici la fin de l’année, elle maintient néanmoins ses objectifs de production à Fekola pour l’exercice en cours.

La dynamique haussière des revenus dans les prochains mois pourrait s’avérer déterminante pour l’entreprise, mais aussi pour le Mali, qui compte Fekola parmi les principaux contributeurs du secteur aurifère, pilier de l’économie nationale. Bamako détient 20 % du capital de la mine et bénéficie de son exploitation à travers les taxes et redevances prélevées sur les revenus issus des ventes d’or.

 

Aurel Sèdjro Houenou

Édité par Wilfried ASSOGBA